Allégement du coût de Traitement du drépanocytaire : Les Premières dames poursuivent le combat
 
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ImageLes premières dames du Bénin, du Congo, et du Sénégal ont réitéré leur
engagement à continuer le combat pour convaincre les décideurs à allouer des
subventions conséquentes pour alléger les coûts des traitements des
drépanocytaires. Cet engagement a été renouvelé hier au cours d’un point de
presse.

Entourée de madame Chantal de Soussa Yavi, Première Dame du Bénin, d’Antoinette
Sassou Nguesso, Première Dame du Congo, de Edwidge Ebakisse-Badassou, de
l’Organisation internationale de la lutte contre la drépanocytose ( Oild) , la
Première Dame du Sénégal, madame Viviane Wade a décerné un satisfecit au 3e
Congrès scientifique international sur la drépanocytose dont le thème est :« La
prise en charge du drépanocytaire dans les pays en développement ». « Avant le
congrès c’était l’ignorance. Après le congrès c’est l’espoir. Les participants
sont venus de plusieurs continents. Les échanges ont été vastes et ont permis
d’aborder plusieurs aspects de la maladie », dit la Première Dame du Sénégal.
Les congressistes sont venus de la France, du Royaume-Uni, de la Jamaïque, des
pays d’Asie, de l’Afrique du Sud, du Mali, du Cameroun, de la République
démocratique du Congo, du Congo, du Nigeria, du Burkina Fasso…

Madame Viviane Wade a insisté une fois de plus sur l’importance du dépistage
pour une stabilisation du taux de prévalence mais aussi pour l’amélioration de
la prise en charge des porteurs de formes graves avant que la maladie
n’entraîne des complications telles que l’anémie, des accidents vasculaires. «
Le dépistage est la clé de l’amélioration de la prise en charge des malades. Le
seul mot est le dépistage pour prévenir », lance Mme Viviane Wade. Elle a plaidé
pour une solidarité à l’égard les malades et leurs familles.

La lutte continue

L’autre apôtre de la lutte contre la drépanocytose, Antoinette Sassou Nguesso a
réaffirmé leur engagement à continuer le combat pour convaincre la communauté
internationale, les Ongs, les gouvernements à accorder plus d’attention à
l’affection qui touche près de 200.000.0000 de personnes dans le monde. «
L’implication des Premières Dames est déjà une action concrète. Certes, il y a
une attente des malades. Nous les comprenons. Le problème de nos pays c’est les
moyens financiers. Nous allons continuer le combat pour convaincre les décideurs
à accorder des moyens à lutter contre la drépanocytose au même titre que les
autres maladies. Mais il faut que nous continuions à nous mobiliser pour leur
montrer ce que nous faisons », argumente Antoinette Sassou Nguesso. Les
Premières Dames souhaiteraient la gratuité des dépistages comme le réclament
les associations des malades. Ce vœu ne se réalisera pas demain. Car cela
nécessite la mobilisation des ressources humaines. « L’idéal c’est la gratuité
des médicaments et des dépistages. Mais nous ne nous faisons pas d’illusion
cela ne viendra pas tout de suite. Nous allons continuer de nous battre pour
convaincre les bâilleurs », indique Antoinette Sassou Ngesso. La présidente de
l’Oild lui a emboîté le pas. Edwidge Ebakisse-Badassou a invité les malades à
ne pas réclamer à tout prix la gratuité des médicaments. Elle pense même que
cette gratuité pourrait avoir des conséquences sur la conservation des produits
pharmaceutiques. « J’invite les malades à penser au franc symbolique. Les
industries pharmaceutiques ne sont pas des organisations philanthropiques.
Elles cherchent à faire des bénéfices. En général, les malades ont tendance à
négliger les médicaments qu’ils n’ont pas achetés », fait remarquer la
présidente de l’Oild.

Au cours de cette conférence de presse, Antoinette Sassou Nguesso a démontré
l’impact de la création de deux centres de référence en Afrique dans la lutte
contre la pandémie . Pour la Première Dame du Congo, ces deux centres seront
des espaces où les chercheurs, les scientifiques, les spécialistes se
retrouveront pour échanger d’une part, et d’autre part pour faire des
recherches. Ce dernier point a été une recommandation forte de ce congrès . «
Nous souhaitons la mise en place de deux centres. L’un à Dakar qui couvrirait
l’Afrique de l’Ouest, l’autre à Brazzaville pour l’Afrique du centre. Ces
centres seront des lieux de réflexion et de partage d’expérience pour les
chercheurs et les scientifiques. Les deux structures nous aiderons à mieux
faire connaître la maladie », explique Sassou Nguesso. Madame Chanta De Soussa
reste convaincue quant à leur victoire finale. Car dit-elle ce que femme veut,
Dieu le veut.



Auteur: IDRISSA SANE

Source: Le Soleil 

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