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« Tekki » accuse Wade de se réfugier derrière les marabouts |
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24-07-2008 |
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QUALIFIANT LE SENEGAL D’UN PAYS DES HUIT MANQUES « Tekki » accuse Wade de se réfugier derrière les marabouts
Dans
un communiqué aux allures d’un poème parvenu à notre rédaction, le
mouvement Tekki pense que face aux multiples crises que vivent les
populations, le Sénégal est devenu le pays des huit manques. A en
croire le mouvement « Tekki » face à la crise, Wade, le Pds et la
Coalition Sopi se réfugient derrière les marabouts. Le Sénégal jusque-là connu comme le pays de la
Téranga, est devenu maintenant le pays des huit manques. La trouvaille
est du mouvement « Tekki » qui a indiqué dans un communiqué rendu
public hier que face à la crise que traverse le Sénégal, Wade, le Pds
et la Coalition Sopi se réfugient derrière lees marabouts. Ces huit
manques, Tekki les énumère ainsi : « Manque d’eau; manque de gaz ;
manque de riz ; manque d’électricité ; manque d’assainissement ; manque
de ressources financières ; manque de sécurité et de liberté ; manque
de démocratie et de respect des textes fondamentaux et institutionnels
» .
Pour le manque d’eau, « Tekki » indique que la
majorité des Sénégalais ne disposent pas encore d’eau potable. La
situation est pire dans les campagnes. En outre, une agriculture
dominée par le secteur informel ne peut pas se développer sans la
maîtrise de l’eau. L’échec du gouvernement est patent. Face au manque
de gaz, le gouvernement se montre de plus en plus incapable de
planifier l’approvisionnement régulier du pays, cela selon « Tekki »,
après avoir encouragé la consommation de gaz par les ménages. Pour le
riz le comportement de panique de l’Etat qui se traduit par les
déclarations tonitruantes et la mauvaise politique de subvention sont à
l’origine des spéculations sur le riz. Il s’y ajoute que le déficit
budgétaire de l’Etat créé par les dépenses improductives d’entretien de
la clientèle politique ne permet pas au gouvernement de soutenir le
niveau de subventions annoncées.
L’électricité « Tekki » a toujours
posé la question au gouvernement : « A quand la fin des délestages ? ».
Il vient d’avouer qu’il n’est pas capable d’y mettre fin. S’y ajoute le
manque d’assainissement. Les villes et les campagnes sénégalaises sont
insalubres parce que non assainies ou mal assainies. Guédiawaye,
Pikine, Rufisque, St-Louis, Kaolack, Mbacké etc. en sont des
illustrations. Les ressources financières ne sont pas en reste.
L’inflation de 6% a fini de ronger le peu de revenus de la majorité des
Sénégalais. Les entreprises privées sont asphyxiées à cause de la dette
intérieure de l’Etat. La sécurité et la liberté manquent également. Les
agressions contre les populations toutes catégories confondues se
multiplient. Les cas de Kambel et Karamokho sont illustratifs de cette
volonté de répression du gouvernement et de cultiver l’impunité comme
par le passé avec les agressions d’acteurs politiques. Pour couronner
le tout, le manque de démocratie et de respect des textes fondamentaux
et institutionnels. Le tripatouillage de la Constitution et la volonté
de modifier unilatéralement la durée du mandat présidentiel approuvée
par référendum révèlent au grand jour le recul démocratique du Sénégal.
(l'observateur.sn)
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