| Le supposé messie arrivé en 2000, ne fut en vérité, que malheur pour le peuple sénégalais |
CONTRIBUTION : « Celui qui se vante et qui ne tient point ses promesses est comme le vent et les nuées qui ne sont point suivies de la pluie. » [La Bible] Extrait de Le Livre des proverbes
Le peuple sénégalais ou tout au moins, une de ses composantes la plus consciente, devrait en ce moment précis de l’évolution de notre pays, avoir une claire conscience de l’homme qui nous dirige depuis 8 ans. Tant dans son style de gestion des affaires publiques que celui de ses engagements personnels et rapports envers n’importe quel interlocuteur.
L’échec de Me Wade est total et historique à la dimension de son élection à la magistrature suprême. Nous n’en voulons pour preuve que les différents programmes de développement dans tous les domaines initiés depuis son arrivée au pouvoir, qui se sont tous soldés par un fiasco.
La GOANA, l’un des derniers programmes en date, a été certainement concoctée dans un moment d’hallucination du maître, tellement elle est, à l’évidence, tout à fait utopique même pour un enfant. Aussi bien le moment choisi avec précipitation –à 3 mois de l’hivernage, crise économique et sociale sans précédent– que les performances fallacieuses attribuées à ce fameux programme illusoire et fait de généralités – des centaines de milliers de tonnes par espèce céréalière- il faut être vraiment un économiste « hors pair » comme Me Wade, pour imaginer un tel programme qui subira sans aucun doute le même sort que les précédents.
Sans doute, Me Wade a été trahi par sa langue mais il voulait certainement dire (Goor naa) en Wolof, ce qui signifie à peu près ceci « je me suis affaissé ». Ce qui, correspond exactement à la situation réelle de Wade en tant que détenteur du pouvoir et de son régime aux abois à l’heure actuelle. Les tenants du pouvoir sont plus près de la sclérose et de la paralysie que, des acteurs aptes à faire face à une crise qui s’approfondit chaque jour davantage.
Continuer à nier l’évidence de l’échec total du régime libéral et de la crise qui frappe de plein fouet notre pays, est tout simplement une tactique de rusé (joombor), pour retarder l’échéance d’une défaite inéluctable ou une solution durable de sortie de crise. Avoir géré si mal les deniers d’un pays, au point d’en affamer la majorité de sa population au profit de son seul bien être personnel, est assimilable à de l’indécence caractérisée, voire une trahison des aspirations de son peuple. C’est même pour une large part, une agression faite au peuple sénégalais tout entier. C’est assurément être naïf, que de penser un seul instant, qu’un régime si décrié et décrédibilisé, qui a fait tant de mal en 8 ans à son peuple, pourrait être sauvé par un avocat fut-il le plus rusé, par des discours inconsistants, creux, parfois terre à terre et de bas étage. Comme en témoignent ses propos discourtois dénués de tout bon sens tenus récemment à l’endroit de ses adversaires politiques. Il est en effet reconnu que, ceux qui exhibent souvent les diplômes à tout bout de champ, sont généralement des mal diplômés au mérite douteux. Mais c’est connu, Me Wade, a de tout temps, eu le mythe du diplôme et a un faible pour les diplômés méritants et les intellectuels en général. En cela, il oublie cruellement qu’il n’y a aucun lien direct et dialectique entre les valeurs telles que : la compétence, le savoir-faire, la probité morale et intellectuelle, l’honnêteté, la culture démocratique, républicaine et citoyenne etc.., et le diplôme en tant que tel. Et comme le dit si bien Koan zen : « Les ignares se délectent du faux clinquant et de la nouveauté. Les genscultivés trouvent leur plaisir dans l'ordinaire.» Contrairement à ce qu’il croit et en rapport avec sa stature de Président de la République, donc logiquement président de tous les Sénégalais, ces attaques le desservent au plus haut point, au profit de sa cible. Je suis persuadé que Me Wade pense dans son for intérieur, que sa grandeur suffit, pour peupler à lui tout seul le Sénégal, au point qu’il n’y est plus d’espace pour tous les autres citoyens qui, pour lui ne comptent pour rien du tout. Comme il le manifeste à toutes les occasions qui lui sont offertes et Dieu sait qu’elles sont nombreuses, de nous déclarer : qu’il est le plus grand de nous tous et le premier d’entre nous. Me Wade n’est vraiment pas loin de faire ses propres éloges. Mais, ne dit-on pas en Wolof que « Saabu du fóót boppam », « te muy dëgg gu wér péng»
Les vrais hommes d’Etat prêtent toujours une oreille attentive aux messages de leur peuple. Ils se gardent de déclencher la colère de leur peuple, sachant que quand celle-ci est engendrée par la faim, la soif, la maladie et le chômage de sa jeunesse, aucun pouvoir ne peut lui résister.
Notre peuple aura noté au cours des 8 ans de pouvoir libéral ou de l’alternance, que Me Wade a été dans une incapacité totale à produire un seul programme de développement cohérent et viable, moins encore un plan de développement septennal ou quinquennal fiable et digne de ce nom pour notre pays. Les faits durant ces 8 ans ont suffisamment apporté la preuve aux Sénégalais de bonne foi, ce que leur Président savait véritablement faire. C’est à dire rien du tout ! Si ce n’est parler, polémiquer, toujours discourir dans le vide ou tourner en dérision ses interlocuteurs sans le moindre respect. Un pouvoir entre les mains d’un tel homme, c’est un calvaire pour tout peuple. Les armes favorites que Me Wade trouve imparables pour se maintenir au pouvoir, sont la parole et l’argent en guise d’appât. Pourtant l’adage Wolof dit bien : « Buur bu waxam gattee kenn du ko yab ».
L’heure de sauver le Sénégal a sonné, beaucoup de voix et non des moindres le font entendre chaque jour maintenant. Par conséquent, nous sommes tous – patriotes s’entend – interpellés pour agir chacun dans son domaine afin de freiner un pouvoir devenu obnubilé et qui ne recule plus devant rien pour uniquement s’arc-bouter à la tête du pays, préserver et sauvegarder des privilèges égoïstes aux dépens des intérêts bien compris de notre peuple. La réalité qui crève l’œil laisse indifférent le pouvoir libéral qui ferme les yeux sur toutes les dérives et les méfaits de sa gouvernance.
Comme je ne cesse de le répéter, aux heures graves comme celles-ci dans un pays, il n’existe que deux camps seulement : celui du pouvoir affameur d’une part et l’autre, le camp du peuple affamé. A ces heures de choix décisif, toute indifférence ou tergiversation est un soutien dissimulé ou direct au pouvoir ou, un acte conscient ou inconscient contre son peuple. Les forces vives de la nation, démocratiques, républicaines et citoyennes doivent, dans un élan patriotique et une parfaite cohésion, se ceindre les reins et se joindre au camp du peuple pour faire face à ce pouvoir qui affame ses populations. Trop c’est trop ! Croire aux dires ou promesses illusoires de Me Wade, c’est comme croire au père Noël.
Tous les Sénégalais indécis doivent se rendre à l’évidence maintenant, qu’il n’y a plus rien à attendre de ce pouvoir. Au lieu de traiter tous les Sénégalais sur le même pied d’égalité et à égale chance, non, il fait du parti pris, du favoritisme au profit des médiocres, des laudateurs de tous bords y compris certains marabouts, des dignitaires et autres religieux musulmans qui, comme des abeilles devant une ruche, se ruent au Palais de la république pour de la pitance. Ainsi, de fait, par ce biais, il est en train de consolider son camp avec des individus qui lui obéissent au doigt et à l’œil parce que, tous tenus par une laisse.
Paradoxalement, voici un régime qui, au lieu de se prémunir contre des coups d’Etat, en fomente lui même contre son peuple. Ainsi, toutes les institutions de la république sans exception aucune, subissent des agressions répétées des tenants du pouvoir, par des modifications et violations permanentes. Le décret de dissolution de certaines collectivités locales qui ne lui sont pas favorables, est un abus de pouvoir et d’autorité caractérisé, qui n’est rien d’autre qu’un Coup d’Etat. Le respect de la légalité est un terme inexistant dans le vocabulaire ce pouvoir. La preuve nous est donnée par les attaques tout à fait primaires du chef de l’Etat contre ses adversaires politiques, la presse et les syndicalistes. La dernière en date, c’est à l’occasion de la fête du 1er Mai. A cela, il n’y a rien d’étonnant, car Me Wade nous a habitués à ces genres de sorties, pour faire diversion face à la réalité des problèmes, auxquels le pays fait face sous sa direction et, ceci n’est que la nième fois.
Il me semble qu’il est utile, voire nécessaire, de dresser à l’attention du peuple sénégalais un sommaire bilan et peu élogieux de Me Wade chef de l’Etat du Sénégal depuis 8 ans, pour que tout Sénégalais en prenne connaissance. Nous devons par conséquent, évaluer l’homme qui préside à la destinée de notre pays, dans la mesure où, lui même, refuse par crainte du résultat terrifiant qui en découlerait, de s’évaluer objectivement par rapport à sa gouvernance nauséabonde.
En effet, dans le même temps où les populations sénégalaises dans les villes comme les campagnes meurent de faim, lui se paye le luxe de s’acheter un avion ou d’en louer un quand cela lui plait et organise des festivités à travers le monde, pour recevoir une médaille ou dédicacer un livre. Il édifie des infrastructures inadéquates, coûteuses, inopportunes et de surcroît non exécutées dans les règles de l’art. Des monuments inutiles, coûteux et qui n’ont aucune signification historique pour notre peuple sont parsemés à travers Dakar. Il initie à chaque hivernage, un programme agricole mort-né et GOANA en est le dernier. La tragédie du Joola avec ses 1863 victimes est encore fraîche dans nos mémoires. Le plan jaxaay véritable arnaque, les meurtres et morts suspectes jusqu’ici non élucidés ; des agressions diverses et attentats sur des personnalités, des journalistes, des maisons de presse, une ambassade ; ainsi que des bavures sans suite. On ne peut oublier aussi, ses nombreux projets et plans illusoires qui ont englouti des sommes faramineuses déclarées de nos maigres ressources, je veux nommer : le NEPAD, AIDBD, le plan REVA, le plan Formula, le plan Sésame, les tramways, les 7 TGV, le chemin de fer Dakar Ziguinchor, le Yékalma, le pétrole au large de St louis qui ferez de nous exportateurs, les centrales nucléaires, les pluies artificielles, les lacs artificiels dans le Ferlo, le réseau hydrographique national, les milliers de bassins de rétention et j’en passe. Au plan des promesses de réformes institutionnelles avec la CA2000, que sont-elles devenues : Interdiction du cumul des fonctions de chef d'Etat et celles de chef de parti politique, la réduction du nombre de ministres à 20, la réduction du train de vie de l'Etat, le règlement du problème de la Casamance en 100 jours, faire augmenter le pouvoir d'achat des ménages, réduire le prix des denrées comme le riz, l'institution d'un régime parlementaire à la place du régime présidentiel déconcentré d'avant 2000, le renforcement de la délocalisation de la gestion des projets et programmes logés à la présidence et à la primature vers les ministères compétents, l'introduction de l'obligation de déclaration de fortune du Président de la République, des membres du gouvernement et des directeurs de sociétés publiques à leur entrée en fonction et à la fin de leurs fonctions etc..Au plan industriel : l’essentiel de notre tissu industriel a été bazardé et liquidé au profit du capital étranger. Il en est de même de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, secteurs où l’Etat a liquidé tout encadrement et assistance technique de même que les subventions pour soutenir l’agriculture.Au plan de l’éducation : Cela saute aux yeux, notre système éducatif est malade et agonisant ainsi, nous nous acheminons irrémédiablement vers une année blanche sauf miracle.Au plan social : l’augmentation du coût de la vie et surtout les produits et services de première nécessité, a tétanisé la majeur partie des ménages sénégalais.Un tel tableau si sombre qui engage la responsabilité totale du Gouvernement et met à rude épreuve les consommateurs qui n’en peuvent plus, devrait être la principale préoccupation prioritaire du moment de l’Etat. Mais voilà, il ne prend aucune mesure ou initiative pour la recherche de solutions durables dans les plus brefs délais. Sa réponse aux enseignants le 1er Mai est on ne peut plus claire. Weedi Guiss bokku ci'
On ne peut jamais être neutre. Le silence est une opinion. Henri Moret
Mandiaye Gaye






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ayy doul rek CE profil est inventé de toutes pièces. Farba est un ignorant...
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Rien ne changera Il faut que les gens comprennent que Farba n'est qu'un exécutant. On... |
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