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Le pouvoir central du Pds s’est accaparé de l’alternance du 19 mars 2000 sans s’occuper d’intégrer les militants et sympathisants. L’emprise des dirigeants libéraux, sur le parti, sur la République et sur le régime, est si démesurée que la masse qui tourne à la périphérie risque d’emporter l’alternance plus tôt que prévu.
{xtypo_dropcap}L{/xtypo_dropcap}’histoire du Pds au pouvoir a été sous des formes diverses, dominée par cette hésitation des libéraux à s’appuyer soit sur les vaincus du 19 mars 2000 (les transhumants), soit sur les héritiers légitimes du Sopi (les militants de bases). Alors que le mouvement Sopiste du 19 mars 2000 a révélé l’immense force moderne qu’est cette masse d’hommes et de femmes, les politiciens n’ont cherché rien d’autre qu’à capter leurs suffrages sans pouvoir leur donner une prospective. Pourtant le président Abdoulaye Wade avait su poser « une droite populaire ». Il avait senti la nécessité pour la droite de redéployer radicalement les bases de son influence, rompre avec le passé revendicatif qui l’enchaîne, afin de recomposer son influence en s’appuyant sur un nouveau type de rapport à l’Etat nourri par l’attente des citoyens devant les dérèglement du capitalisme. Mais aujourd’hui, on dirait qu’il y a quelque chose au-dessus de la république (le parti qui fait office de pouvoir, de république de régime). Et tant qu’il en sera ainsi, que cette structuration du champ politique ne sera pas bouleversée, les luttes électorales ne pourront à elles seules permettre de recomposer une cohérence de droite.
Prendre des fictions législatives pour des réalités ; des votes pour des solutions ; un gain de suffrages pour une acquisition de force ; une conquête de la majorité pour une conquête de l’opinion, c’est une mauvaise interprétation des réalités politiques du Sénégal. Il en sera ainsi tant que le pouvoir libéral, demeurant dans l’anémie où il végète, ne saura restaurer le sens des destinées de la nation en commençant d’abord par dépérir le Parti Démocratique du Sénégal par la prévalence de l’intérêt général sur l’intérêt particulier. Cette prévalence c’est l’ordre même. Il n’est pas exagéré de dénoncer en tant que militant, le « despotisme parlementaire » du Pds qui a « destitué la souveraineté populaire ». Les suffrages sont accaparés par les élus qui les marchandent en échange de faveurs et commodités au détriment de l’intérêt général du peuple. C’est le petit nombre qui s’approprie, par la loi du plus grand nombre (c'est-à-dire le suffrage universel), la souveraineté nationale. Dès lors, cette demie portion de régime parlementaire du Sénégal devient une filouterie tout simplement. La loi du nombre aboutit au surplus, à confier la puissance à l’incompétence en confondant les trois termes : représentation, élection et pouvoir. La majorité des députés est invitée à trancher des questions qu’elle ignore et qui n’ont aucun rapport avec la mission de cette illustre institution.
C’est comme si le pouvoir libéral a confié l’autorité à ceux que l’alternance du 19 mars 2000 elle-même avait exclus. C’est incontestablement encore plus grave que la restauration de l’ancien système.
Le symbole de notre Etat c’est en quelque sorte le président Abdoulaye Wade et à travers lui la nation tout entière doit se reconnaître. Il est à la tête de l’élite chargé de la construction et de la continuité de l’Etat. L’élite a besoin de l’assentiment de la masse, mais elle ne s’y confond pas. Dépositaire de l’intérêt supérieur du pays, elle l’entraîne derrière lui. Les pouvoirs publics ne valent que s’ils s’accordent avec l’intérêt supérieur de la nation, s’ils reposent sur l’adhésion confiante des citoyens. Face à un Pds divisé par la rivalité de ces responsables, ces derniers inaptes à définir les « intérêts supérieur du pays » il est plus que nécessaire que les institutions compensent par elles-mêmes, les effets de notre perpétuelle effervescence politique. Mais, à condition que cette effervescence ou cette rivalité ne soit transposée au sein des institutions.
L’organisation d’une société moderne rend chaque jour plus nécessaire et plus désiré le bon ordre du fonctionnement et une bonne direction des rouages.
De Gaulle disait : « Certes il est de l’essence même de la démocratie que les opinions s’expriment mais il faut qu’au dessus des contingences politiques soit établi un arbitrage national qui fasse valoir la continuité au milieu des combinaisons.» Il place le chef de l’Etat au-dessus des partis avec « la charge d’accorder l’intérêt général quant aux choix des hommes avec l’orientation qui se dégage du Parlement » Et son discours de Bagneux finissait ainsi : « Toute notre histoire, c’est l’alternance des immenses douleurs d’un peuple dispersé et fécondes de grandeurs d’une nation libre et groupée sous l’égide d’un Etat fort. » Frères du Pds c’est cela la vérité, et nous autres militants, fidèles Wadistes, quelles que soient nos divergences d’opinions, nos ambitions personnelles, notre discours ou attitude, nous croyons à la viabilité du Pds, de son projet de société. Mais encore faut-il que notre élite, celle là même qui ne cesse de clamer à longueur de journée, qu’elle doit tout à Maître Abdoulaye Wade (ce qui est vrai) sorte de l’informel afin de porter dignement et courageusement la vision du secrétaire général national, le président de la république Maître Abdoulaye Wade.
Alioune Ndao Fall Cis de France
Secrétaire à la Communication
Pds de France.





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