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Monsieur le président de la république, frère secrétaire général national du Pds, permettez moi, un militant de longue date, un fidèle compagnon de la traversée du désert, d’attirer votre attention sur les valeurs qui nous ont tant animés et qui m’ont conduit à adhérer au Pds, le seul parti politique que j’ai connu durant toute mon existence, ce sont : la démocratie, la liberté et la justice. Ces valeurs fondamentales pour tout Etat libre et indépendant, restent encore d’actualité sous votre magistère. Dans l’opposition, vous avez eu l’intelligence de veiller à ce que ces valeurs soient au centre de tous les débats au sein du parti.
En refusant de marcher sur du sang pour accéder au pouvoir, le peuple sénégalais vous a fait confiance en mars 2000. Ce peuple attendait de vous la confirmation de votre statut de Nelson Mandela n°2. C'est-à-dire un opposant qui n’avait comme motivation que de gouverner pour le peuple et par le peuple, l’épanouissement des populations dans un Etat démocratique. Il est regrettable de constater que bon nombre de militants pour ne pas dire de citoyens, se sentent aujourd’hui déçus, voir abusés. Aujourd’hui quand on observe votre proche entourage, vos proches collaborateurs, vos hommes de confiance, on peut compter au bout des doigts les militants du parti.
Et pourtant ce sont ces militants qui ont eu à cotiser, à se battre, pour la conquête du pouvoir. Les militants de France ne reconnaissent plus ce grand responsable, démocrate, qui défendait les valeurs de justice et de liberté. Ce grand responsable qui poursuivait un Sénégal où il fait bon vivre. Monsieur le président en rejetant vos frères de parti, vos fidèles compagnons de parti en faveur de ceux-là même qui, dans l’opposition nous proposaient des villas à la Sicap contre notre soutien au Sopi, vous avez trahi notre militantisme. Vous n’êtes pas sans savoir que les militants de France pour ne pas dire la diaspora vous ont apporté énormément dans la bataille pour la conquête du pouvoir. Leur engagement, leur fidélité, leur confiance, sont restés constantes.
Cependant, force est de reconnaître qu’aujourd’hui notre parti est entrain de vivre une situation dont nous n’avons jamais imaginée. Le parti n’existe que de nom, pas de renouvellement depuis 2000, chacun se déclare responsable, des mouvements de soutien et autres associations sont créés au sein du parti, des responsables se tirent des flèches en permanence. Frère secrétaire général national j’ose espérer que vous êtes encore en mesure de reprendre le parti, car sinon, nous allons vers une implosion du Pds comme l’a été le Ps et vous seul en porterez l’entière responsabilité.
Demba Thiam
Membre fondateur du Pds de France.
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