| Bureau politique AFP : « Me Wade vient de se livrer à un exercice de voltige… |
|
| 15-10-2008 | ||||||
Sous la présidence de M. Moustapha Niasse, le Bureau politique de l’AFP s’est penché sur la situation nationale « où le fossé entre les affres du réel vécu par les populations et le discours officiel se creuse au fil des semaines ».« Adeptes impénitents de la ruse, de la manipulation et des contrevérités, les tenants du pouvoir continuent de penser que les problèmes sont résolus à partir du moment où ils dressent un mur épais de fumée. C’est la raison pour laquelle, aussi surprenant que cela puisse être, Me Wade vient de se livrer à un exercice de voltige, sur la gouvernance mondiale, dans la salle des banquets du palais de la République », soulignent les progressistes. « S’il est vrai, disent-ils, que la crise financière internationale a des impacts négatifs sur les économies des pays pauvres, il n’en demeure pas moins, dans le cas du Sénégal, qu’elle n’est pas la cause de l’échec multiforme du gouvernement de Me Wade qui est le principal responsable de la faillite nationale. En effet, c’est lui qui, par manque de rigueur avec le gaspillage, le pilotage à vue, le train de vie dispendieux de l’Etat, a bouleversé les équilibres macro économiques, ce qui a provoqué les tensions que connaît le Trésor public et la reconstitution de la dette publique. Après le laborieux emprunt obligataire de ces derniers mois, voilà que le régime de Me Wade s’apprête à en lancer un autre alors que la confiance, facteur déterminant en la matière, n’est pas revenue. Ce projet fait suite à un échec du pouvoir actuel, dans sa volonté d’obtenir, auprès de partenaires bilatéraux, des prêts à des conditions favorables. Me Wade et son régime doivent d’abord se résoudre à mettre un terme au gaspillage, avant de chercher, sous d’autres cieux, des solutions à la crise, qu’ils ont eux-mêmes provoquée ». Et d’ajouter : « Pourtant, deux événements lourds de signification devraient constituer une opportunité à saisir sans tarder par ses thuriféraires et lui-même, pour décrypter le signal des nombreux laissés pour compte qui entendent, dorénavant, arracher leurs droits. La violence et l’arrogance du système Wade ont fini de convaincre la majorité des Sénégalais que seule la résistance paye. Qu’il s’agisse des émeutes consécutives aux délestages ou de celles qui ont suivi l’élimination de l’équipe nationale de football, les jeunes ont entendu crier spontanément leur ras-le-bol, en stigmatisant l’incompétence, le manque de vision et de transparence, ainsi que l’injustice. Ces émeutes d’un type nouveau sont annonciatrices de développements ultérieurs, qui peuvent aboutir au chaos, si jamais le régime de Me Abdoulaye Wade ne se résout pas à traiter enfin le malaise profond qui a gagné les populations, la société et le pays dans son intégralité ». S’interrogeant sur les capacités de Wade résoudre le malaise qui assaille les populations, les camarades de Naisse diront : « En est-il capable ? L’on est tenté de répondre par la négative si l’on s’en tient au tripatouillage de la Constitution auquel s’adonnent de plus belle Me Wade et ses affidés, croyant ainsi balayer tous les obstacles au projet monarchique insensé et suicidaire. Dans le contexte d’exacerbation des tensions politiques et sociales sur un fond de faillite de l’économie nationale, le manque de lucidité des tenants du pouvoir les expose à payer très cher un aveuglement entêté et destructeur. Pourtant, un minium de culture historique et d’analyse des phénomènes sociaux vécus dans les pays du Tiers-Monde, devrait les amener à savoir qu’aucune violence d’un groupe privé, fût-il sous le manteau de l’Etat, n’est à même de résister à un raz-de-marée populaire ». Parlant de l’Education, ils indiqueront que « le ministre en charge des écoles ne semble pas l’avoir compris, lui qui donne dans la menace, face aux revendications légitimes des enseignants qui refusent de serrer la ceinture, au moment où les tenants du pouvoir gaspillent chaque jour, impunément, les ressources publiques, pour financer leurs activités et des projets qui sont aux antipodes de l’intérêt général et des priorités nationales. Ne pas comprendre le caractère stratégique de l’Education nationale, surtout dans un pays dépourvu de ressources naturelles comme le Sénégal, relève de l’ignorance totale des enjeux du développement, développement qui doit être conçu et animé par des ressources humaines de qualité, programmées, planifiées et formées avec soin ». Alassane DIALLO
Commentaires courtois SVP !WADEUKEUBI 3.26
3.26 Copyright (C) wadeukeubi.com / Copyright (C) a2s-studio.org/ Copyright (C) . All rights reserved."Articles similaires :
|
||||||
|
|
Hysterobamania - Dans tous les pays du monde, à...
lettre de commentaire - je sius vrément content...
Lettre de félicitation - je suis vrément conten...
Francophonie et crise financière - Apropos d'Ab...
Le" Nègre de service" fait de la lèche....