| Élysée - L'homme qui a tué Bockel |
Si c’était un conte africain, il pourrait s’intituler Le Ministre et les Crocodiles. Il raconterait l’histoire d’un homme blanc animé d’intentions généreuses qui crut enjamber d’un seul bond le fleuve bouillonnant du pouvoir et des affaires et qui tomba dans l’eau, au milieu des sauriens.
ais le destin de Jean-Marie Bockel, éphémère secrétaire d’État à la Coopération, n’a rien d’une fable. Pour avoir rêvé trop haut de placer les relations de la France avec le continent noir sous le signe de la "transparence", ce socialiste alsacien converti au sarkozysme a été prestement limogé. Depuis le remaniement du 18 mars, le voici chargé des Anciens Combattants - comment mieux dire qu’il a perdu la guerre ?
Entre Paris et l’Afrique, la défaite de l’imprudent Bockel sonne aussi la victoire d’un homme : Robert Bourgi. Avocat et intermédiaire, familier de l’ombre quoique habitué des palais présidentiels, ce personnage affable et intrigant, né à Dakar au sein d’une grande famille de marchands libanais, est l’un des animateurs patentés des réseaux d’influence qui continuent d’irriguer l’ancien empire colonial français, pour le meilleur et pour le pire. Naguère, il fut au moins l’élève - sinon le légataire - de Jacques Foccart, le plus secret des conseillers du général de Gaulle. Il en a gardé des manières de sphinx et un carnet d’adresses incomparable au sud de la Méditerranée.

Par Hervé Gattegno (Le Point)





| Vos commentaires (2) |
|
Posté par interessé
28-03-2008 08:01, France/Afrique - Bockel débarqué par les "émirs" Le "déclassement" de Jean-Marie Bockel du secrétariat d'Etat à la coopération à celui des anciens combattants est l'épilogue de la guérilla qu'il avait engagée contre ce qu'il appelle "Les réseaux de la Françafrique". En présentant ses vœux en début d'année, Jean-Marie Bockel avait mis la pression sur Nicolas Sarkozy en lui demandant de "ne plus céder à un certain nombre de caprices (…) de demandes incohérentes de certains pays (africains) qui ont une rente pétrolière qu'ils ne consacrent pas aux investissements qu'ils nous demandent de financer". Message reçu cinq sur cinq par le président français qui venait d'annuler 20% de la dette gabonaise à l'égard de la France - contre l'avis du Trésor - et d'accorder une aide substantielle au Congo-B contre l'avis… de Bockel. Mais le boomerang est revenu de Libreville. Présidé par Omar Bongo, le conseil des ministres gabonais a considéré ce discours comme "un cliché méprisant faisant des Etats africains de vulgaires mendiants sollicitant sans fin l'aumône de la France". Les "émirs" de la région ont alors décidé de "boycotter" Jean-Marie Bockel. Ils ont fait remonter le message à Nicolas Sarkozy via l'avocat Robert Bourgi. Ce dernier a été reçu par le chef de l'Etat le jeudi 13 mars en fin d'après-midi. A l'instar de Jean-Pierre Cot sous Mitterrand en 1982, Jean-Marie Bockel a bien été sacrifié sur l'autel du Grand sorcier Omar Bongo, gardien de tous les secrets du village franco-africain. Tout comme Christian Nucci après Cot, le député-maire UMP de Vesoul Alain Joyandet, nouveau "ministre de l'Afrique", s'en remettra désormais pour tous les dossiers sensibles, à l'Elysée…
Posté par interessé
28-03-2008 08:04, Avant d'être débarqué Bockel affirmait : "il y a de bons et de mauvais réseaux !" Récit : Affluence record, le 20 février, au déjeuner-débat du CIAN qui accueillait le secrétaire d'Etat à la coopération et à la francophonie, Jean-Marie Bockel. Celui-ci est longuement revenu sur son obsession : les réseaux franco-africains ! La salle à manger du Press Club de France affichait complet, le mercredi 20 février, pour accueillir au déjeuner-débat du Conseil des investisseurs français en Afrique (CIAN), le secrétaire d'Etat à la coopération et à la francophonie, Jean-Marie Bockel. Devant les patrons français, le leader de la Gauche moderne, qui a annoncé en début d'année le "décès de la Françafrique", a attaqué tout de go sur les réseaux dans le village franco-africain, "les bons et les mauvais". Pour les "bons" réseaux professionnels, le ministre a cité ceux de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale) dont il a été auditeur aux côtés d'Emmanuel Beth, directeur de la coopération militaire "C'est un camarade de l'IHEDN, on se parle librement", a précisé Jean-Marie Bockel. De même pour Michel Roussin, VP du Medef international et du CIAN : "Il sert son pays en nous faisant bénéficier de ses connaissances", a déclaré le ministre qui le consulte avant tout voyage sur le continent. "Je suis une vraie éponge, je suis dans une phase de formation sur l'Afrique", a ajouté Jean-Marie Bockel, qui n'a pas vraiment désigné les "mauvais réseaux" du village franco-africain. "Certains réseaux vous compliquent plus la tâche que d'autres", a-t-il précisé. Le secrétaire d'Etat a également cité, parmi ses principaux soutiens, le conseiller Afrique de l'Elysée : "Bruno Joubert, ainsi que ses deux collaborateurs". Aux dirigeants d'entreprise, Jean-Marie Bockel a déclaré : "Je veux que les comportements transparents et respectueux de l'Etat de droit qui sont ceux de vos entreprises deviennent la règle pour tous les opérateurs économiques présents en Afrique, qu'ils soient français, européens, américains, asiatiques, indiens ou russes." Ambitieux ! Et le dessert au chocolat n'était pas encore sur la table… Avant ce déjeuner, le CIAN avait tenu son AGO. |
||
|
| ABDOULAYE WADE "Je ne vais... |
| c'est normal puisque le pays est en situation tel que un cadeau... |
| +... |
| ETATS-UNIS - CHICAGO :... |
|
ce sont des sauvages et des bandits Chers citoyens et amis du sénégal connectez vous sur le site de la... |
| +... |
| ETATS-UNIS - CHICAGO :... |
|
la réalité de la violence par un US Violence Breaks Out at 'Unity' Summit By Mark... |
| +... |
|
|