Plus de 21 milliards de francs pour la relance du textile
Lu 221 fois Dans le cadre d'un partenariat, la société sénégalaise Indosen et son partenaire américain Stafford ont signé un contrat de vente d'une valeur de 21 milliards de francs Cfa. Cet accord va permettre à la société Stafford de s'implanter au Sénégal pour améliorer l'expertise et permettre de conquérir le marché américain.
Sous peu, la société sénégalaise de textile Indosen va prendre un nouvel élan. Elle vient de signer, officiellement, un contrat de vente d'un montant de 43 millions de dollars, équivalent à 21,5 milliards de francs Cfa, destiné à permettre l'élaboration d'un programme commercial pour la période 2007- 2015 avec Stafford textiles limited, une société américaine. La cérémonie de signature a été présidée, jeudi dernier, par le ministre du Commerce Mamadou Diop Decroix, en présence des deux patrons des sociétés signataires. Cet investissement va s'étendre sur trois périodes, à savoir 8 millions de dollars, ou 40 millions de Cfa, pour la première année, 15 millions de dollars pour la seconde année et 20 millions de dollars, pour la troisième.
Cet accord ressemble à une aubaine pour le patron de Indosen. Selon M. Ibrahima Macodou Fall, ce pacte va changer le visage de l'industrie textile du Sénégal. Il devrait participer à la création de 963 emplois directs à court terme et de 2 500 à long terme. Mais aussi, il apportera une nouvelle culture et de nouveaux comportements et réflexes» se glorifie-t-il. Mais pour réussir ce challenge, pense le patron de Indosen, il faut l'adhésion de tous les acteurs. Ainsi il interpelle les services de douane et le port de Dakar, pour qu'ils aident à transformer cette signature de contrat en victoire.
L'objectif du contrat est de percer le marché américain en profitant des facilités accordée par la loi américaine sur l'Agoa. Ce contrat demande ainsi de remplir trois fonctions. D'abord être en mesure de produire des vêtements de base importés sous le concours de Stafford. Ensuite, amener les clients à créer des portefeuilles pour couvrir des demandes américaines et enfin, apporter une expertise dans la confection et dans l'industrialisation.
Mike Stafford, le représentant de la société Stafford, compte envoyer au Sénégal trois experts Sri-lankais qui vont apporter leur expertise dans la qualité et la production. Pour lui, les machines utilisées à Louga ne permettent pas de convaincre la clientèle, il en faut de nouvelles pour rendre intéressante la productivité, afin de permettre aux unités américaines de s'implanter au Sénégal. D'ailleurs souligne-il un pantalon en Amérique par chaîne se fait en 11 minutes alors qu'au Sénégal il prend 14 minutes.
De son côté, le ministre du commerce, satisfait de cette signature interpelle d'autres secteurs à en faire aut ant et à profiter des avantages de l'Agoa. «J'invite les opérateurs économiques des secteurs à potentiel d'exportation avéré comme le secteur horticole, le secteur de l'artisanat et de l'art, le secteur de la pêche, à s'investir davantage dans l'exploration du régime Agoa qui offre aux pays éligibles dont le Sénégal, un accès en franchise de droit de douane et sans contingences, pour plus de 6 000 produits», s'exclame-il.
Cet article a été publé le 04-10-2006 19:58. Vous pouvez suivre les réponses reçues par cet article grâce au fil RSS 2.0. Cet article a été favorisé 4 fois. Vous pouvez laisser un commentaire.