
Annoncé depuis maintenant plusieurs semaines, le bras de fer entre l'Etat et les boulangers, relatif à l'augmentation du prix de la baguette du pain, a tourné à la faveur des seconds nommés. Le prix de la baguette de pain a connu une hausse, différemment répartie entre les régions. Et même si l'Etat est arrivé à fixer le barème à un niveau différent de celui préconisé par les boulangers ; de leur côté, les professionnels du secteur ont mis en place une nouvelle formule dénommée tout simplement « Dièg ». Deux cent trente grammes à deux cent 200 francs.
Le bras de fer entre l'Etat et les professionnels des boulangeries a finalement connu une issue. En effet, l'Etat est parvenu à fixer un barème relatif au prix du pain sur toute l'étendue du territoire. Vingt-cinq francs au lieu de cinquante, tel que toujours voulu par les boulangers. Mais différent selon les localités du pays. Si à Dakar, Thiès et Diourbel, le prix du pain coûte désormais cent soixante-quinze (175) francs ; à St-Louis, Tambacounda, Ziguinchor et Kolda, la baguette vaut maintenant cent quatre-vingt-cinq (185) francs. Moins cher à Louga, Kaolack et Fatick, pour la bonne et simple raison que le poids de la baguette est de 200 grammes au lieu de 210, comme à Dakar. Pour le ministère du commerce, c'est suite à un examen des comptes rendus et documents des conseils régionaux de la consommation.
De leur côté, les boulangers disent qu'ils sont contre ce nouveau barème. Joint au téléphone, Amadou Gaye, président de la fédération nationale des boulangers, dira, qu'à défaut de trouver la solution la meilleure, de leur côté, ils ont adopté une autre formule, parallèle au barème fixé par l'Etat. Tournant le dos à la baguette habituelle qui coûtera cent soixante-quinze, ils ont trouvé en lieu et place la formule « Dièg ». Ce qui veut tout simplement dire qu'en termes de poids, les boulangers préfèrent vendre deux catégories de baguette à des prix différents. Une miche de 230 grammes à 200 francs, et une seconde de 115 grammes à 100 francs.
Au-delà, est-il à signaler que les consommateurs font de nouveau face à un autre problème. Comme pour dire qu'une autre difficulté vient s'ajouter dans le panier de la ménagère. Et si cela est la fin de l'épilogue entre l'Etat et les boulangers, de leur côté, les consommateurs devront remettre la main à la poche, après cette énième augmentation. Même si, pour certains, une augmentation de vingt-cinq francs causera certains désagréments aux ménages. Au-delà, force est de reconnaître que les Sénégalais, dans leur écrasante majorité, vivent dans des conditions ayant fini d'atteindre le seuil de la pauvreté. À côté du pain, les autres denrées. Nombreuses étant celles qui se sont faits rares dans les ménages sénégalais. Le consommateur est-il dans l'obligation d'acheter sa miche de pain à 175 francs ? Ou mieux, va-t-il tout simplement le boycotter, tel que préconisé pendant au moins une période de dix jours par l'association des commandeurs ? Pour le moment, le pain hante toujours le sommeil de nombre de Sénégalais.
Abdoulaye Mbow (L'office)
félicitations - Le Président Karim Wade est irr...
appel aux militants PDS - Quittez le navire pen...
Kenya : le village des Obama sous protection - ...
Kenya : le village des Obama sous protection - C
katoucha - katoucha ne devais pas venir au sene...