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La crise alimentaire en Afrique n'est pas due aux biocarburants | La crise alimentaire en Afrique n'est pas due aux biocarburants |
DAKAR - Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, a estimé mercredi à Dakar que la crise alimentaire en Afrique n'était pas causée par le développement des biocarburants et appelé les dirigeants africains à développer les énergies renouvelables.
"On a expliqué la crise alimentaire en disant qu'il y avait désaffection des cultures vivrières en faveur des cultures de biocarburants. Ce n'est pas vrai pour l'Afrique", a déclaré M. Wade à l'ouverture d'une conférence internationale sur les énergies renouvelables en Afrique (Ciera).
"L'Amérique du sud a un problème lorsqu'elle s'oriente vers la culture des biocarburants. Il faut qu'elle trouve des terres (...) Elle est obligée de les prendre sur la forêt. Ce n'est pas le cas de l'Afrique où nous avons des (terres) à n'en plus finir", a ajouté le chef de l'Etat sénégalais.
"La conférence vient à son heure, l'heure de la crise pétrolière. Nous devons être inventif. Le Sénégal a misé sur les énergies renouvelables et les biocarburants pour réduire sa dépendance énergétique d'au moins 20% d'ici 2020", a-t-il souligné.
"L'Afrique recèle un potentiel important dans le domaine des énergies renouvelables. Nous, africains, devons nous engager à promouvoir et à développer ces formes d'énergie renouvelable", a insisté le président Wade, dont le pays coopère avec le Brésil dans le domaine des biocarburants.
La Ciera, organisée jusqu'à vendredi par le Sénégal, l'Allemagne, l'Organisation des nations unies pour le développement industriel (Onudi) et l'Union africaine (UA), vise à promouvoir le développement des énergies renouvelables comme le solaire et l'éolien en Afrique, comme alternative à la flambée des cours du pétrole, et pour un environnement sain.
Une quarantaine de pays africains participent, au niveau des ministres et des experts, à cette rencontre ouverte en présence du directeur général de l'Onudi, Kandeh Yumkella, et du commissaire à l'infrastructure de la commission de l'Union africaine (UA) Bernard Zoba.
Le rapporteur spécial de l'ONU sur les questions d'alimentation, le Suisse Jean Ziegler, avait cette semaine comparé la production massive de biocarburants à "un crime contre l'humanité" du fait de son impact sur l'envolée des prix alimentaires mondiaux.
Avant l'intervention du chef de l'Etat sénégalais, le représentant de la commission de l'UA, M. Zoba, avait averti qu'il était "nécessaire de mettre en place une politique bien pensée" en Afrique en matière de biocarburants, "respectueuse de l'environnement et qui n'hypothèque pas la sécurité alimentaire".
"Il faut éviter qu'avec le développement des biocarburants, le continent ne devienne un simple producteur de matières premières pour les pays développés", a-t-il indiqué.
Le Sénégal a inauguré en novembre 2007 une distillerie pour la production d'éthanol à partir de la canne à sucre dans le nord du pays.
Le chef de l'Etat sénégalais, un défenseur de la culture des biocarburants, avait déclaré en juillet 2007, que l'Afrique pourrait être "le grand fournisseur mondial" en la matière.
Deux présidents d'associations de consommateurs du Sénégal ont par ailleurs été condamnés mercredi à un mois de prison avec sursis pour "rassemblement illicite" et "destruction de biens privés" après une manifestation interdite contre la vie chère, fin mars à Dakar
(©AFP)






| Vos commentaires (1) |
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Posté par Amdadou Sall de Sokone
17-04-2008 11:49, Ok Prési c bien de défendre les bio carburants et de vous lancer encore une fois dans les discours et les voeux pieux. Ceux qui vous écrivent vos discours doivent revoir leur copie. En afrique on a moins besoin de dévelloper la culture des bio carburants que les cultures vivrières. Vous semblez avoir la mémoire courte Prési et vous faites le jeu des conglomérats financiaro industriels en voulant dévelloper le bio carburant. Rappelez vous que les institutions internationales nous ont forcé à dévelloper des cultures de rentes génératrices de devises au détriment des cultures vivrières de subsistance. Et maintenant vous dites exactement la même chose en voulant privilégier le bio carburant. L'histoire se répète avec des dirigeants comme vous qui n'avez rien compris à la marche du monde. Ce n'est pas en cultivant le soja ou le maïs carburant sur toute la surface du pays que le Sénégal atteindra son autosuffisance énergétique. Que vaut cette auto suffisance energétique en l'absence d'autosuffisance alimentaire. Attention donc à ce que vous dites ou voulez faire. les paysans de Sokone veulent manger et vendre leur culture. Au passage, le sénégal n'a pas des terres à n'en plus finir. Nous sommes un petit pays. L'urgence est de manger pas de conduire des 4x4 ou des 8x8. Donc en conclusion les énergies renouvellables comme le vent, le Soleil ou l'eau oui ; mais pas de transformation de nos terres cultivables en champs de "pétrole" vert qui sera de toute façon voué à l'echec. |
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