| La City à l’affût des opportunités d’affaires en Afrique |
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| 11-01-2008 | ||||||
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![]() Neil Harvey Renaissance Capital a fait ses armes en Russie, où il est devenu un fonds d’investissement de référence. Ce succès russe, le fonds voudrait le reproduire au service du continent africain.
« Une transformation économique merveilleuse » Pour Neil Harvey, le directeur Afrique et Moyen Orient du groupe, cette forte mobilisation des acteurs de la City de Londres prouve que la « renaissance et les progrès économiques du continent sont réels et soutenus ». Le directeur général du groupe Renaissance, Stephen Jennings, a été encore plus précis: « Une transformation économique merveilleuse sans précédent est en cours en Afrique sub-saharienne ». Qu’est ce qui explique cette effervescence des investisseurs pour l’Afrique à l’heure actuelle?
Le constat Cette croissance est soutenue par un taux d’inflation bas et une réduction, en règle général, du service de la dette extérieure. L’autre constat déterminant est la réduction du nombre de conflits régionaux sur le continent. Ce qui fait dire à M. Jennings que « tous ces facteurs combinés offrent des opportunités d’investissement sérieuses sur le continent, qui n’existent nulle part ailleurs dans le monde ». On a toutefois déploré la faible représentation des pays francophones à ce rendez-vous des investisseurs de la City pour l’Afrique.
Croissance enviable
Révolution économique « Comment expliquer que le Nigeria, bien que faisant partie des huit plus grands producteurs de pétrole au monde, ne possède toujours pas d’industries pétrochimiques ? »
Retours au pays Au Burkina Faso, par exemple, au début des années 90, il existait moins de cinq entreprises de presse privée à Ouagadougou mais aujourd’hui, elles sont une bonne cinquantaine. Ces jeunes entrepreneurs africains ont à la fois leur fierté nationale et une aspiration à conquérir des marchés internationaux. L’amélioration des infrastructures de communication explique également ce climat des affaires favorables aux investisseurs étrangers. Il y a dix ans, le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, n’avait que 40 000 lignes de téléphone, aujourd’hui avec les téléphones portables ils sont 40 millions à utiliser un téléphone. Et les mêmes tendances se retrouvent dans toute l’Afrique sub-saharienne. Cela signifie que le marché intérieur des pays africains s’est amélioré, ce qui est la résultante de la croissance économique mais qui devient aujourd’hui un facteur déterminant pour soutenir cette croissance. Pour une croissance économique vigoureuse. Les facteurs déterminants pour le maintien et la poursuite de toute croissance économique passent entre autre par la stabilité politique. Et depuis les changements démocratiques du début des années 90 en Afrique, on a assisté à une diminution drastique des coups d’état. Certes, la seule stabilité politique ne crée pas de richesse nationale. Encore faut-il encourager les créations et les implantations d’entreprises, d’industries, de sociétés nationales et internationales. Comme le souligne la direction de Renaissance Capitale : « Comment expliquer que le Nigeria, bien que faisant partie des huit plus grands producteurs de pétrole au monde, ne possède toujours pas d’industries pétrochimiques ? ». De fait, les industries manufacturières nigérianes ne représentent que 3% du PNB alors que dans les autres pays émergents comme la Chine et l’Inde ce taux représente respectivement 50 et 35% du PNB. L’Afrique doit donc davantage s’industrialiser, pour soutenir sa croissance et régler en partie le problème du chômage des jeunes. C’est en effet le secteur privé qui soutient le développement économique et crée la croissance. Mais tout cela doit être soutenu par un climat sain des affaires, avec un cadre juridique et des textes de régulation du monde des affaires suffisamment attractifs pour que l’investisseur décide de s’installer dans un pays donné. L’intégration, une aubaine à poursuivre « Les économies africaines doivent s’intégrer d’abord avant de pouvoir rivaliser au niveau mondial ». Cette déclaration de la conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement a été mise en exergue pendant la conférence des investisseurs de la City de Londres pour l’Afrique. La marche en avant des différentes sous-régions africaines se poursuit, pas aussi vite qu’on l’aurait souhaité, mais la dynamique semble irréversible. On a toutefois critiqué le fait qu’il existerait un trop plein d’organisations africaines qui gagneraient à mieux s’intégrer pour être plus efficaces. Cette fois ci, les experts des institutions de Bretton Woods, ainsi que les investisseurs de la City semblent avoir décelés les prémices, sinon les bases d’un développement durable en Afrique, dans un climat d’affaires assainies. Le directeur général du groupe Renaissance est allé plus loin en affirmant que « l’Afrique est la région du monde la plus dynamique, la plus intéressante et excitante au regard des réelles opportunités qu’elle présente aujourd’hui ». Cependant, il faudrait mieux repartir ces investissements sur le continent. Ainsi, par exemple, en 2005, 60,5% des investissements directs étrangers de l’Afrique sub-saharienne sont allés dans les pays producteurs de pétrole. Charles Bambara, Londres (Les afriques)
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