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Immigrés/Transferts de fonds: la France veut encourager une baisse des frais Votre email
29-01-2008

ImagePARIS, 28 jan 2008 (AFP) - La France souhaite plus de concurrence entre les institutions financières qui procèdent aux transferts d'argent des immigrés vers leurs pays d'origine, opérations qui font généralement l'objet de frais très élevés, selon une étude publiée lundi par le Trésor public

L'étude recommande notamment "la mise en place de conditions favorables à une concurrence accrue entre les opérateurs de transferts de fonds", pour améliorer l'offre de service et réduire les coûts des transferts, jugés encore "prohibitifs" (5 à 20% des sommes transférées selon les cas). Ce secteur est très concentré, avec deux institutions spécialisées dominant le marché (Western Union et Moneygram). Les banques offrent de meilleurs tarifs que les organismes spécialisés mais leur offre est entravée par "la sous-bancarisation des bénéficiaires", dont 75% à 80% sont proches du seuil de pauvreté. L'étude conseille aussi d'orienter une partie de l'aide au développement française vers le cofinancement des dépenses d'éducation et de couverture santé dans les pays d'origine des immigrés vivant en France. Cela permettrait de les encourager à épargner et à investir dans des projets d'entreprise dans leur pays d'origine, notamment par l'intermédiaire de livrets et de comptes "épargne codéveloppement", récemment créés par l'Etat, en partenariat avec les Caisses d'Epargne qui sont en train de les mettre en place. Ils visent à accorder aux étrangers vivant en France un avantage fiscal s'ils investissent dans leur pays d'origine. L'étude souligne aussi la forte corrélation entre le niveau de qualification des immigrés et l'utilisation des fonds transférés: ceux qui occupent des emplois peu qualifiés (75%) transfèrent de 10 à 15% de leurs revenus (entre 100 et 160 euros par mois) pour contribuer à la consommation de leur famille; les les plus qualifiés consacrent l'essentiel de leurs transferts à l'investissement dans leur pays. Les transferts des immigrés représentent "entre 9 et 24% du produit intérieur brut des pays étudiés, soit entre 80 et 750% de l'aide publique au développement dont ils sont bénéficiaires", indique l'étude, qui a porté sur quatre pays (Maroc, Sénégal, Mali, Comores). ved/spi/bfi
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