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L’un des partenaires les plus courtisés par le Sénégal ces dernières années, se débat dans d’énormes difficultés financières. Ce qui suscite des inquiétudes sur l’avenir de nombreux projets d’investissement dans notre pays. Dubaï World, le conglomérat de Dubaï, qui est quasiment propriétaire de la totalité de l’Emirat, est quasiment en situation de faillite. Cette information qui est tombée le vendredi dernier, avec l’annonce que Dubaï World avait demandé un rééchelonnement de sa créance de 59 milliards de dollars, arrivée à échéance. Les dépêches d’agence ont ajouté que l’une des filiales de Dw, Nakheel, qui a notamment supervisé la construction de la fameuse presqu’île artificielle, en forme de palmier dont s’enorgueillit l’Emirat, est incapable de rembourser, d’ici au 14 décembre, une obligation islamique d’un montant de 3,5 milliards de dollars. Une autre filiale immobilière de Dw, Limitless, a une échéance de 1,2 milliard de dollars, qui arrive à échéance au début de l’année prochaine.
Toutes les grandes places financières du monde ont, à l’annonce de cette nouvelle, ont compulsé leurs livres. Au moment où l’on parle de reprise, après la grande crise qui a failli emporter, l’année dernière, tout le système économique et financier du monde, cette information n’est pas de nature à rassurer les capitalistes. D’autant plus que, pour beaucoup, la crise qui menace d’emporter l’Emirat de Dubaï tire sa source des dégâts provoqués par le cataclysme qui a frappé le monde développé les deux dernières années.
«L’immobilier résidentiel ne s’est jamais remis de la débâcle de septembre 2008. Faute de liquidités, d’ambitieux projets urbanistiques pilotés par Nakheel, en particulier la tour la plus haute au monde, ont été arrêtés. Les entreprises de Btp n’ont pas été payées depuis des mois», affirme la presse internationale. Faute de pétrole, l’Emirat s’est surtout développé grâce à son secteur immobilier, et diversifié ses avoirs dans le monde, dans les services, à travers des participations et des investissements faits par Dw et ses filiales.
Et c’est sur ce point que cette crise devient intéressante, pour les observateurs sénégalais. On se rappelle qu’au début de l’année (voir Le Quotidien n°1807 du lundi 19 janvier 2009), les autorités ont tout fait pour nous convaincre que le plus ambitieux projet de Dubaï au Sénégal, celui de la Zone spéciale intégrée de Diass (ou Disez en abrégé anglais) suivait son cours sans aucun problème, et qu’il serait même prêt à accueillir bientôt les premières unités industrielles délocalisées.
Depuis, les choses ne donnent pas l’impression d’avoir beaucoup bougé sur le terrain, malgré les nombreuses concertations avec les populations locales, pour leur faire accepter le projet. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que des doutes se dessinent également sur le partenariat stratégique entre Emirates, la compagnie aérienne de Dubaï, également contrôlée par Dw, et la future compagnie aérienne du Sénégal, Sénégal Airlines. Non pas qu’Emi-rates pourrait ressentir une gêne quelconque à encadrer la compagnie sénégalaise. Mais il est notoirement connu de par le monde, qu’en cas de difficultés financières, on n’a pas intérêt à faire d’investissements nouveaux. D’autant plus que, si l’on sait ce que la partie sénégalaise gagne dans ce partenariat, les informations n’ont pas circulé sur ce qu’il pourrait rapporter aux Emiratis. Or, sur ce point, l’opinion peut penser qu’avec les Marocains de la Ram, nous avons suffisamment payé en termes de confiance aveugle et de naïveté.
Bref, le seul domaine qui ne semble pas devoir soulever des inquiétudes dans ce partenariat, est le port de Dakar, où Dubaï Port World (Dpw) semble s’être bien implanté, à la satisfaction du Directeur général Bara Sady. On saura néanmoins, dans les jours qui viennent, si le projet de Port du futur, que devait réaliser Dpw à Dakar, ne connaîtra pas de retard non plus.
Face à la révolte des hoteliers de Ziguinchor : Les avions étrangers autorisés à couvrir l’intérieur du pays
Dès aujourd’hui, les compagnies aériennes nationales et internationales qui le voudraient, pourraient desservir les lignes intérieures du pays, jusqu’à la fin du mois de février prochain.
Cette décision du ministère des Infrastructures, de l’Aménagement du territoire et des Transports aériens, vise, selon le communiqué qui l’annonce, à «désenclaver les capitales régionales, faciliter la desserte des sites touristiques, et favoriser une meilleure circulation des personnes et des biens».
Le communiqué laisse entendre que la prochaine compagnie, Sénégal Airlines, devrait être prête, sans doute en mars, à prendre la relève desdites compagnies, puisque leur autorisation, accordée, on le souligne dans le communiqué, à titre exceptionnel et temporaire, ne va pas au-delà de février.
Il faudrait aussi lier cette décision de M. Karim Wade, à la sortie des opérateurs du tourisme de Ziguinchor, il n’y a pas longtemps. Il s’étaient élevés contre le risque de ne voir aucun touriste débarquer cette saison dans leur région, faute d’avion.
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