| Omar Sosa voyage entre le jazz, l'Afrique et les Caraïbes |
Le pianiste cubain Omar Sosa est en concert à Paris jeudi et vendredi après avoir publié "Afreecanos", un album où il plonge dans ses racines africaines tout en demeurant fidèle au jazz et aux rythmes afro-cubains qui sont le coeur de sa musique empreinte de mysticisme.
près le Duc des Lombards, où il aura à ses côtés plusieurs invités de l'album, Omar Sosa se produira à Dijon (29 mai) et sera cet été à l'affiche de plusieurs festivals dont Porquerolles (Var) le 10 juillet et Marciac (Gers) le 9 août.
La gestation de "Afreecanos" (World Village/Harmonia Mundi), un disque ambitieux et abouti où défilent des chanteurs et musiciens africains, cubains, brésiliens et français, a été longue. Presque quatre ans se sont écoulés entre sa publication et celle du précédent disque studio de Sosa, "Mulatos".
"Ce disque constitue une plongée dans l'Afrique plus profonde que les précédents", a raconté à l'AFP ce pianiste globe-trotter, né au centre de Cuba, une île qu'il a quittée au début des années 90 pour Quito (Equateur) puis San Francisco (Etats-unis), avant de s'installer à Barcelone (Espagne) en 2000.
"C'est la continuation logique de mes précédents disques, avec des éléments qui n'y figuraient pas auparavant, car l'Afrique est une des bases fondatrices de ma musique", poursuit ce musicien, percussionniste de formation.
Sur ce disque peuplé de voix, Omar Sosa joue lui-même pour la première fois du balafon, et des instruments spécifiques comme la kora y font leur apparition.
L'apport de voix et de timbres en provenance du continent de ses ancêtres ne trahissent cependant pas la musique d'Omar Sosa, qui revêt toujours la forme d'un jazz afro-caribéen contrasté, succession de climats apaisés et emportés, de moments incantatoires et d'atmosphères luxuriantes.
Cette musique s'exprime encore pleinement lors de ses concerts, qui sont autant de rituels.
"Je suis une personne religieuse, et mes concerts sont une occasion pour moi d'entrer en contact avec l'esprit de mes ancêtres", explique Omar Sosa, qui pratique la santeria, une religion polythéiste répandue à Cuba dans la communauté noire d'origine yoruba, dont les dieux (orishas) représentent des forces de la nature.
"Sur scène, nous suivons quelques idées de départ, et ensuite nous dérivons", poursuit ce musicien libre, fervent admirateur de Thelonious Monk, qui monte sur les planches vêtu de blanc, la couleur du saint de la terre et de la lumière. (AFP)






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