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Babacar Sall aux jeunes guinéens : « le développement passe par le travail |
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02-11-2007 |
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..., or en Afrique, nous ne travaillons pas assez »
La maison d’édition et de diffusin L’Harmattan-Guinée a organisé ce lundi à l’espace Mouna Internet une table ronde sur le thème « Jeunesse, diaspora et migration ». Animée par le professeur Babacar Salla, directeur de la collection « Sociétés Africaines et diaspora » aux éditions L’Harmattan-France de passage à Conakry, la rencontre réunissait des journalistes, des auteurs, hommes de lettre et jeunes intellectuels.
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D’entrée de jeu monsieur Sall a planté le décor de l’Afrique actuelle : « les expériences historiques sont certes différentes mais la problématique de l’Afrique reste la même ». Pour lui les questions de l’indépendance ou du développement, au lieu d’être des solutions pour les Africains sont plutôt devenues des goulots d’étranglement.
En effet le constat alarmant est que de nos jours il y a moins d’écoles, moins de centre de santé, plus de morts, plus d’épidémies, plus d’analphabètes. C’est à se demander alors si le chemin emprunté jusque là est bon car « non seulement nous sommes en difficulté avec notre histoire mais aussi avec notre présent (la jeunesse) et donc forcément l’avenir ».
Ainsi malgré tous les risques et conséquences qui en découlent, les jeunes continuent d’être nombreux pour l’exil à bord d’embarcations de fortune. C’est la preuve que la jeunesse ne croit plus à la parole des aînés. Cette jeunesse même qui constitue aujourd’hui la plus grande frange de la population Africaine et qui devrait tout naturellement accéder à une plus grande responsabilité dans les instances dirigeantes.
« Il faut repenser nos sociétés en tenant compte de cette majorité », plaide Babacar Sall, pour qui « la finalité de la politique dans nos pays devrait être le développement au lieu de la conquête forcenée du pouvoir ».
Pour ce grand penseur et analyste Africain, il est temps de repenser la valeur du travail. Le constat est que « le développement passe par le travail. Or (entre nous Africains) on ne travaille pas assez en Afrique. Nous ne sommes pas assez rigoureux avec nous même et les élites n’ont pas en eux le patriotisme Africain. Bref nous ne nous faisons pas confiance ».
Dès lors la solution passe par un renouveau de la jeunesse, une « révolution des cadets » en la quelle croit monsieur Babacar Sall en pensant aux propos du grand poète Césaire : « non seulement nous devons garder une espérance en nous, mais aussi nous autoriser cette espérance ». Et cela passe selon lui par la réhabilitation du travail. A bon entendeur….
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Alexandre Delamou
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