Tchad: Idriss Deby "prêt à pardonner" aux 6 Français de l'Arche de Zoé
 
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ImageLe président tchadien Idriss Deby Ito a affirmé jeudi qu'il était "prêt à pardonner" et à accorder rapidement la grâce aux six membres de l'Arche de Zoé, emprisonnés en France après avoir été condamnés au Tchad, si Paris lui en fait la demande.

"Je suis prêt à leur pardonner", a-t-il dit dans un entretien à la radio privée Europe 1. Le chef de l'Etat tchadien avait déclaré la veille être disposé à "examiner la question" d'une grâce.

 

nterrogé pour savoir si cette grâce pouvait intervenir rapidement, il a répondu: "Absolument". Mais il a insisté sur le fait que cette demande devait émaner des autorités françaises: "Si le gouvernement français en fait la demande, nous sommes capables de demander leur élarigissement".

 Le 25 octobre, l'association française L'Arche de Zoé avait tenté de transporter 103 enfants, présentés à tort comme des orphelins du Darfour voisin, de l'est du Tchad vers la France, où des familles d'accueil les attendaient. Condamnés au Tchad, ils ont été transférés en France pour y purger une peine de huit ans de travaux forcés, substituée en huit ans d'emprisonnement conformément au droit français

Par ailleurs, au moins 200 pick-up de rebelles tchadiens ont été repérés à environ 400 km à l'est de N'Djamena, après la jonction entre les éléments qui ont attaqué la capitale le week-end dernier et leurs renforts en provenance de l'est du Tchad, a-t-on appris jeudi de source militaire. "Il y a eu jonction entre la colonne de l'est et les éléments venus de N'Djamena", a déclaré à l'AFP cette source. "En tout, cela donne près de 200 pick-up, peut-être un peu plus".

 

La colonne a été repérée dans la région de Mongo, préfecture de la région du Guéra, à environ 400 km à l'est de N'Djamena. Elle ne semblait pas en mouvement au moment où elle a été observée. "On ne sait pas ce qu'ils vont faire, si les renforts ont amené du ravitaillement afin de revenir vers la capitale, ou s'ils vont partir ailleurs", a expliqué cette source. "On a eu du carburant et des munitions", a affirmé pour sa part à l'AFP le porte-parole de l'alliance rebelle partie du Soudan le 28 janvier pour attaquer N'Djamena, Abderaman Koulamallah. "On était repartis vers l'est uniquement pour des raisons logistiques", a-t-il dit au téléphone satellitaire. Le porte-parole a confirmé la jonction entre les deux colonnes rebelles et la localisation dans la région de Mongo.

 

Mercredi, lors de sa première apparition en public depuis le début des affrontements, qu'il avait vécus retranché dans son palais au coeur de N'Djamena, le président tchadien Idriss Deby Itno avait assuré avoir "le contrôle total, pas seulement de la capitale, mais du pays". Il avait ajouté que les forces gouvernementales "talonnaient" les rebelles, qui tentaient de rejoindre selon lui la frontière soudanaise.

 

Un petit accrochage a eu lieu mercredi matin à l'est de Mongo entre la colonne de la rébellion arrivant de l'est et des éléments gouvernementaux, a-t-on appris jeudi de sources militaire et rebelle.

 

Dans la capitale, le calme régnait jeudi matin pour la quatrième journée consécutive. Des commerces rouvrent progressivement leurs portes, et les personnes qui avaient traversé le fleuve Chari pour se réfugier à Kousseri, la ville camerounaise voisine, ont commencé à regagner le Tchad.

 PARIS (AFP) Advertisement

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07-02-2008 08:44
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Cet article a été publé le 07-02-2008 08:44. Vous pouvez suivre les réponses reçues par cet article grâce au fil RSS 2.0. Cet article a été favorisé 4 fois. Vous pouvez laisser un commentaire.
Vos commentaires (2)
Posté par africain
07-02-2008 08:50,
 
tu m'étonne
Comme par hasard le Déby parle de libérer les membres de l'arche de Zoé. Mais de qui se moque t-on ? des africains comme dab. C'et quand même bizarre qu'il parle de les gracier juste au moment où les rebelles frappent ux portes de Ndjaména. Donc pour sauver ses fesses avec l'appui de l'armée française, Déby lache du lest sur les français de l'arche. C'est certainement le deal entre lui et Sarko qui dans un premier temps ne voulait pas intervenir. C'est certainement un coup fourré de al francafrique ça. On maintient un dictateur quon a contribué à mettre en place à condition qu'il obéisse.
 
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Posté par africain 2
07-02-2008 09:00,
 
suite plus haut
Sarko n'ayant pas toléré le refus de Déby de le laisser revenir en France avec les otages malgré son déplacement personnel à Ndjaména, a laissé les rebelles entrer dans la capitale et l'assieger. Le deal est donc tu libére les otages pardon les membres de l'arche de Zoé par une grâce et nous sauvons tes fesses. Donc ne soyons pas surpris des déclarations de la France qui se dit prêt à intervenir sous prétexte que les rebelles viennent du Soudan et ceci pour permettre à Déby de rester à la condition qu'il libére les otages pardon qu'il gracie les membres de l'arche...
 
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