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MAURITANIE : Echauffourées entre policiers et manifestants anti-putsch Votre email
08-10-2008
Image Des échauffourées ont éclaté mardi à Nouakchott entre des policiers anti-émeute et des partisans du président mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi, renversé par un coup d’Etat le 6 août.

Nouakchott - Les policiers ont dispersé à coups de gaz lacrymogène et de matraques des sympathisants du président déchu dans le centre de la capitale, dont certains ont riposté en lançant des pierres contre les forces de l’ordre. "A bas Aziz, vive Sidi", ont crié plusieurs partisans de "Sidi" pour protester contre la junte dirigée par le général Mohamed Ould Abdel Aziz.

Ces échauffourées ont provoqué un mouvement de panique dans le quartier, plusieurs personnes fuyant les violences. Six centrales syndicales, appelant à "résister à la dictature" militaire en Mauritanie, avaient annoncé qu’elles maintenaient leur appel à manifester mardi à Nouakchott, en dépit de l’interdiction de toutes manifestations par la junte.

Mais en fin d’après-midi, elles ont subitement changé de stratégie. "Il n’est pas possible de placer le pays dans un état d’exception sans raison", avait expliqué le Secrétaire général de la Confédération libre des travailleurs de Mauritanie, Samory Ould Beye.

"Aujourd’hui, nous avions décidé de maintenir notre programme de manifestations mais nous avons changé carrément de formule pour passer d’une marche pacifique à une confrontation", avait-il prévenu.

L’Union africaine (Ua) a de son côté réitéré sa position sur la crise mauritanienne et demandé le rétablissement du président renversé le 6 août, à l’issue de consultations mardi avec des responsables de la junte mauritanienne à Addis-Abeba.

EN BREF

FRANCE - Le procès de l’Angolagate - Le procès de l’Angolagate, vaste de trafic d’armes de guerre, a subi dès son ouverture à Paris, de premiers assauts visant à le faire dérailler, l’Angola demandant carrément le retrait des pièces incriminantes au nom "du respect du secret défense d’un pays étranger". On attendait l’offensive du côté de la soixantaine d’avocats défendant les accusés, dont Charles Pasqua, ancien ministre de l’Intérieur, Jean-Christophe Mitterrand, fils aîné du défunt président, Jacques Attali, son ancien conseiller ou encore le romancier Paul-Loup Sulitzer, tous soupçonnés d’avoir touché des pots-de-vin. Mais c’est la République d’Angola elle-même, défendue par Me Francis Teitgen, qui a déposé un recours à quelques heures de l’ouverture des débats. Dans ce recours, l’Angola s’oppose à "la discussion publique, dans une enceinte de justice étrangère", d’éléments relevant de "ses prérogatives de puissance publique touchant ses intérêts d’Etat et de défense nationale". "Nous demandons à ce que tous les documents versés au dossier en violation de l’ordre public international ne soient pas débattus publiquement", a expliqué hors audience Me Teitgen, citant notamment les notes diplomatiques ou les contrats, sur lesquels s’appuie l’accusation...

AFP

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