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Une première piste dans l´enquête déclenchée par les services de renseignements généraux met en cause l´ancien chef d´Etat major général de la marine réfugié en Gambie depuis août dernier. Le Général Bubo, ancien Chef général de la Marine réfugié en Gambie depuis août dernier, est accusé par les services de renseignements du ministère de l´Intérieur d´être l’instigateur principal du putsch manqué du week-end dernier contre le Président Joao Bernardo Vieira dit Nino. Un fonctionnaire du Service des renseignements bissau-guinéen joint au téléphone l’a confirmé au journal Le Quotidien.
«Notre enquête révèle que c´est le général Bubo qui est le cerveau de la tentative de coup d´Etat survenu dans la nuit du samedi au dimanche derniers. Il se trouve en Gambie depuis le mois d’août. Mais, c´est le sergent Tchami Yala, un de ses bras droits qui était à la tête du commando qui a tenté de renverser le Président Nino Vieira.» Selon toujours notre interlocuteur, «le sergent Yala avait déjà collaboré avec le Général Bubo il y a trois mois lorsque celui-ci avait tenté également de renverser le président en exercice». Pour cette double participation à des actes de déstabilisation, il a ajouté que le sergent Tchami Yala est activement recherché par la Police nationale bissau-guinéenne. Il s’est enfui avec les hommes de son commando en emportant une «importante quantité d´armes».
Racontant le déroulement de l’opération, notre source se veut précise. «Un groupe de ces assaillants est venu de Mansoa, une localité située à 60 km de Bissau sur la route de Bafata. Un autre contingent est parti de Canchungo, une ville de la région de Cacheu où le sergent Tchami Yala avait été affecté. Les deux groupes devaient faire jonction à Bissau pour exécuter le coup.» D’après le fonctionnaire du Service des renseignements, «l’affaire a été préparée minutieusement et depuis longtemps avec la complicité de certaines hautes autorités militaires et civiles. Celles-ci ont mis à la disposition du commando des armes légères et lourdes, des téléphones et des moyens logistiques nécessaires afin que la mission réussisse».
Il a également laissé entendre que, dans le cadre de l’enquête en cours pour déterminer les responsabilités, des membres de la haute hiérarchie civile et militaire pourraient être interpellées très prochainement et mises en cause pour leur complicité avec les cinq assaillants qui ont été déjà arrêtés et emprisonnés dans une prison civile.
Selon une source présidentielle, le Président Nino Vieira et le chef d´Etat major général des armées ont reçu mardi une délégation, commune des Nations-Unies et de la Cedeao venue s´enquérir de la situation.
Correspondant Par Erick Salemon BASSENE
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